Le lundi de Pâques dernier, Monsieur le curé a bien voulu recevoir le P’tit Saint-Basle pour un entretien à cœur ouvert sur sa personne, sa vocation et son parcours en Afrique et en France.

Une fois transcrite, cette conversation a été, là où cela s’imposait, enrichie de certains détails ou précisions, sans bien sûr dénaturer aucunement les propos de notre interlocuteur. C’est donc son point de vue, son expérience et sa vision des choses que nous publions ici.

Entre-temps, Monsieur le curé, qui n’était pas vraiment le curé de Dombasle, mais celui des 43 (!) communes de la paroisse Saint-Baldéric d’Argonne, ne l’est plus du tout, puisqu’il a quitté notre village pour s’installer à Varennes. Une décision rationnelle, nécessaire certainement aux yeux de ceux qui l’ont prise, mais qui fait cruellement ressortir la misère de bien des campagnes françaises en général et de la Meuse en particulier. Notre département se vide lentement mais sûrement de ses habitants (317 000 à la fin du XIXe s.1, 283 480 au début du XXe2, moins de 200 000 en 19823 et à peine plus de 180 000 en 20223), et Dombasle, qui avait encore des commerces alimentaires, un café, un garage et une église dans les années 1970-1980, perd coup sur coup sa boulangerie et son curé, en attendant de voir son école fermer. Heureusement qu’il reste des médecins et une pharmacie pour soigner le moral de ses habitants !

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons plein de bonnes et belles choses au père Nomanyath et nous invitons nos lecteurs à lire l’entretien disponible en intégralité en cliquant sur le bouton ci-dessous.

 

1 Dictionnaire national de Bescherelle, édition 1873

2 Dictionnaire français illustré des mots et des choses, Larive & Fleury, 1905

3 https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=DEP-55#chiffre-cle-1